22 mai 2011

Moi j'dis...

c'est marrant ce message "je suis désolé mais seuls les peuvent laisser un message", les quoi, d'abord ? les cons ?
Tout ça pour dire que ça fait une heure que j'essaie de poster ici et que je tombe sur cet avertissement à la nœud.
Enfin là évidemment ça marche, sinon je pourrai pas me plaindre.

15 mai 2011

Douce soeur


J'ai les doigts dans la bouche, et les ongles au bout. De belles notes, des mots blitz aussi. De la tête à l'encre. De la mare à boue qui ficelle, du sel et des états d'âme, jolie dame. Jolie bouche, qui me laisse sans voix, étranges visions qui me laissent sans yeux. Les jeux acrobatiques de notre Amitié me manquent. J'ai copié ton A, je ne réponds pas sur le i, je te laisse à la douceur du jour. Il est l'heure de faire beau.

08 mai 2011

Déluge


J.M.W Turner (1775-1851) Le Déluge, vers 1805.

1999, j'étais étudiante à Paris et il ne s'était pas passé grand chose, mais putain je me rappelle de la route quand on est rentrés chez nos parents, 300 bornes de preuves de la révolte de la veille ; sur le bord, des décapités à l'écorce fêlée, des racines nues délestées de leur corps tombé plus loin dans les jardins, et puis quelques maisons béantes. La nature laisse des traumatismes comme des réflexes dans les souvenirs et régulièrement d'autres stimuli reviennent bercés nos orages : surveiller les plafonds pour voir s'ils ne suintent pas, vérifier les sols pour voir s'ils ne débordent pas de pluie et puis surveiller les cascades qui jaillissent au milieu du salon.

Moi j'dis...

quand je ne reçois plus tes mails, je pense à une erreur diplomatique, un mot déposé mal taillé... ou bien alors un malheur arrivé, un truc terrible comme l'amputation de tes bras.

03 mai 2011

Megateuf


Faire une mise à jour de mon blog. Ok. J'ai des trucs qui traînent, et je retourne à mon super méga programme spécial Euphorie avec en prime le contact avec les gens, ma sympathie naturelle, ma bonne humeur, mon envie de jouer, wouah j'ai une putain envie de jouer, wouah je vais m'éclater à Freecell wouah double wouah c'est une soirée d'enfer qui annonce tout plein d'autres soirées géniales. Je suis trop trop heureuse, je frise l'overdose. Avec un peu de chance les voisins d'en face vont fumer à leur balcon et moi je vais ouvrir toutes les fenêtres pour en profiter, pis je me mettrai une paille dans le nez, pis je me servirai une limonade avec un zeste de thé pour colorer et du bicarbonate pour faire buller, pis je me passerai "l'auberge espagnole" pour me faire croire que j'ai plein d'amis, wouah j'ai les bouclettes qui s'affolent et il n'est que 22h.

Moi j'dis...

utiliser nos derniers bouts de cervelle comme des cartouches pour sauver l'univers. Ce serait cool.

02 mai 2011

Moi j'dis...

très concentrée sur l'encre qui se vide du stylo, réfléchissant au mécanisme de pesanteur, à l'inclinaison idéal du poignet, à la résistance de la page... C'est dur.

01 mai 2011

To be or not to be


Si je suis le fantôme sans rêve qui retourne à sa trêve, je fus aussi l'image d'un visage qui fut celui de mon ghost. Ma carapace réelle et mon exosquelette virtuel se répondant dans un miroir feedback.

Et un visage sans volume, est-ce un portrait quand même ou une extrapolation ? un pur délire sorti d'un chaos de pixels ? L'imagination comble le papier laissé blanc sous quelques mèches de cheveux.

Dans toute volonté de comprendre, il faut accepter un trou, une latence, un degré de hasard laissé aux autres, aux éléments, à la virgule qui suit ; se laisser happer par ce que l'instant changeant saisit ou pas. Mais je n'existe vraiment que quelques heures par mois ou bien est-ce quelques siècles.

On connaît la chanson


Show must go on. Méthode Coué et placebo : l'inconscient se règle sur les gestes que l'on répète, alors au point où l'on en est, faire en sorte que les miettes de nos claviers et autres reliquats d'expression, soient bons. Les lumières que tu trouves fausses sont autant de fantasmes qui alimentent la boîte à mots. Tu vas voir, j'ai pas fini de le redire.
Alors on se prend quoi dans la gueule... un nez de clown, une trottinette en ballade; on écrit quoi de bien, une chanson à poursuivre, des lettres à envoyer, des contes à dormir ?
Résiiiste !

30 avril 2011

Herzliche Grüße von ...


Moi.

ça pousse ? Vas-y balance une photo, dès fois que ce serait de la ciboulette indienne.

Je vais, comme comme le double de mon âge et p'tain c'est nul ! Sinon je m'accroche toujours, même si je sais qu'il y a des dates qui disent mieux que la météo sur l'avenir d'une journée. Des journées marquées qui nous transforment en citrons pressés passé midi. Alors en les attendant on redouble d'effort, et il y a toujours les jours de rafale, les mardi freestyle et les soirées poste en folie. Mais ça va ça va. J'ai renvoyé ma tante qui du coup emmerde mon oncle. Sinon mon neveu marche ; enfin, il tombe mais il ne parle toujours pas à part "tata"... il le dit très très très bien et j'en ai rien à foutre. Un jour il me foutra à la porte de toute façon.

Et toi alors ? ta mère, tes mômes, ton mec, ta meuf polytoxico, ton cousin, ton schizophrène de frangin, ton chien, ta caisse, ton taf, et toi, toi et toi ?

27 avril 2011

Golem

Circonvolutions de tes mains autour de la terre vivante... ou bien est-ce le contraire. Y graver les mots magiques, y déposer les maux comme des armes d'argile. Mille fois brisées, mille fois remodelées. Pétrissage mode cycle rapide et cuisson, le tout facile à aimer consommer vomir déchirer réécrire.

23 avril 2011

Loop


Ma mémoire est assise sur le bord d'une boîte. Prête à vaciller au fond et se perdre dans la bouillie épileptique qui me sert de petit déj. Ce matin à jeun j'ai pleuré ma race, j'ai déchiré mon skin pour la nuit béante et largement ouverte aux crocs d'acier, bourreau de mes heures perdues, bestiale, qui m'a abattue. Elle m'a tuée et la forme qui s'est levée au matin ressemblait à l'ado bizarre qui se cachait à l'intérieur des chiottes prête à vaciller au fond et s'y perdre les jours d'internat.

02 avril 2011

Pourquoi


C'était quoi déjà le mot ? le code ? Le truc qui me relie à ? Ce n'était pas et, ce n'était pas avec, ce n'était pas chez. Je sais c'était si. Mais c'était où ?

09 septembre 2010

Chambres lointaines


Nous laissons aux hôtels nos empreintes fulgurantes. Comment inscrit-on nos vies en deux jours et quelques ? Quel songe creuser, quel acte réciter ? Quel plis de drap s’est-il noué, ou dénoué ou tombé ? A nos pieds, dénudés dans les hautes glaces étrangères, nos corps presque inconnus glissent sur les parquets déjà foulés, frôlés par d’autres corps glissés. Sur nos corps retrouvés se jouent les sommeils nouveaux, sur les corps échoués les limites se retroussent. Vite ! Le temps des hôtels nous pressent et nous invitent à nourrir plus fort nos amours, nos haines, nos angoisses, nos espoirs.

17 avril 2010

Mamie

Dimanche dernier la famille vint la voir dans sa chambre.
Comme à chaque temps forts où les traditions religieuses donnent également aux familles non pratiquantes voire athées une occasion de se réunir et de perpétuer des gestes ludiques débarrassés de sens liturgique. Alors, après la chasse aux oeufs, nous lui avons apporté quelques uns de nos butins et elle semblait apprécier les petites bouchées de chocolat que maman lui faisait avaler.
Le 13 avril 2010 Giselle ferme la bouche et décide de la fermer jusqu'à épuisement total de son corps.
Aujourd'hui elle refuse toujours de s'alimenter et les tuyaux qui la branchent l'empêchent juste de souffrir. Papa, maman, elle, nous tous attendons.

Depuis trois ans elle attend dans son lit où on la couche à 15 heures et depuis quatre jours c'est la première fois qu'elle décide enfin quelque chose pour elle.
Elle est forte mamizelle.

05 juin 2009

Moi j'dis... effroyable teasing.

Z' ont mis le paquet dans la bande d'annonce de la 5ème saison de Lost, non ?

(Mouais).

03 mai 2009

Mastication


2060 et des poussières… Mâcher le soleil jusqu’à ce que les ombres glissent et que toutes choses rampent, grouillent et obscurcissent les murs. Parce qu’on va s’en sortir plus mous plus dociles et plus égoïstes, il nous faut se lever en avalant les quelques écrous de la machine broyeuse. Tous les jours plus lourds tous les jours plus rouillés jusqu’au déraillement final où l’on regardera impuissants nos désirs figés dans les souvenirs.

(Sculpture de Pierre Matter, Birth)

30 avril 2009

Moi j'dis...

rien ne vaut une bonne petite grippe pour éradiquer la crise. Fallait y penser.

05 septembre 2008

Circumambulation :

Faire le tour d’un point dans l’espace. Trouver le moment où l’objet s’anime dedans le cercle.
Alors que tout s’efface. Des petits points rouges, de minuscules petits points rouges me constellent la peau. Je me pixellise. Je me recouvre. Petit à petit des micromillimètre de peau se détruisent, disparaissent pour devenir autre chose, une mue. Petit à petit guetter le moment où mon esprit apprivoise l’intérieur de cette nouvelle surface. Vivement qu’il s’anime.

Organiser l’espace autour des points, voilà le défi.
Il y a toujours de nouveaux points. Devenir plus vieille d’un point, d’une grosse virgule même, et rajouter de la matière aux souvenirs. Une matière sans cesse plus nostalgique, parce qu’on n’arrêtera pas le temps même dans la bulle des vieux amis, parce que les vieux amis ont moins le temps, parce qu’on ne retrouvera pas nos peaux jeunes et sans pixel. Et je ne parle pas nos rides.

Non, je n’aurais pas ramener le soleil et j’aime assez regarder le spleen dans les yeux de mon chat. A moins que ce ne soit la pluie qui balaie. Pendant notre absence il s’est langui, à notre retour on l’a trouvé grossi – il nous attendait, circumambulait entre sa gamelle et son panier, sa litière et sa gamelle – on l’a trouvé un poil colère aussi à notre égard. Il avait changé, c’est fou. Tout avait changé en fait. A la limite du moins bien. Loft bof, temps moche, gens couverts et humides, les rires aux oubliettes. On ramène des souvenirs qui se collent à des strates plus anciennes, on se prend à regarder les horaires des trains, et à vouloir embarquer plus souvent, diminuer l’épaisseur, et des strates et du spleen, et à imaginer se laisser enfermer dans la bulle des vieux amis pour que l’on vieillisse tous ensemble. Surtout, moins chacun de nos côtés.

16 août 2008

Pique-nique carambar


Je m'éclaircis donc la voix, hum hum, et je pose mon piou piou de tarte à la nana. J'ai tout mangé les tiens, j'ai déjà faim, j'irai me ravitailler par ici demain, ça sentait bon la table mise et prête à se démettre, hum hum tout renversé, tout le vingt du mois par dessus tête et la sauce six sons en rondelles roulant sur la mousse. Voilà pour le plat du jour passé, à demain pour d'autres avenirs. Je t'embrasse et il fait encore tiède, je vais faire un dernier tour pour le souvenir qui rode, le verre à la main, et c'était une bien belle journée, j'ai mes pensées pour toi en gorgées déliées dans mon rhum ambrée. Nous les avons bues hum hum sur le capot rouge pompier, au nez et à la barbe à piaf, sous le soleil grésillant et les sifflements. Cambrure décambrée, panier rangé et table en osier pliée. Tout était bien, mercis suaves sur lit de pâte sablée déposés et à chercher ici sous le même châtaigner.