23 août 2011
21 août 2011
touche pause
Les mots ont été prononcés, ils ont été incarnés et ils ont été couchés. Et là ils reposent comme une armure fragile, clignotants, tels un phare témoin, pour toujours circonscrits dans la plus reposante des tombes.
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Libellés : Extérieur jour
15 août 2011
Archéologie intime
Je dois trouver la méthodologie. A rendre avant mardi.
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12:08
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Libellés : Intérieur nuit
14 août 2011
Il fut un temps où j'aurais voulu que l'on me braque comme une banque sans trésor mais sécurisée, j'aurais aimé que l'on m’enlève comme une princesse sans royaume mais avec une tour lointaine dans les nuages. C'était hier et aujourd'hui je remonte soigner mes fantasmes fanés avec quelques ersatz polis. Ce que je fus , ce que je fis, ce dont je rêvais roulent quelques mètres plus loin me forçant à allonger le pas et à serrer les points/poings. J'ai beaucoup aimé ces rêves mais je vais peut-être finalement les laisser rouler sans moi et leur trouver d'autres propriétaire. Je vais m'en fabriquer des moins rapides. Plus adaptés.
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14:17
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Libellés : Intérieur nuit
13 août 2011
Pouet
Moi la maitresse de basse cour, au milieu des miens poulets je foutrai bien un bon coup d'ergots là où certains culs trainent dans le poulailler de ma vie.
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16:34
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Libellés : Cour de récré, Extérieur jour
12 août 2011
Dérèglement lunaire
Dis-moi pourquoi je ne peux plus t'entendre les soirs impairs. A moins que ce ne soit les soirs verts. En vrai, je te soupçonne d'être un peu mac sur les bords, tu me demandes des trucs pas croyables avec les mots des fois. Disons que je paye beaucoup de ma personne lorsque mes sens m'étouffent de trop d'émotions étalées, que je m'écroule sous mon indifférence fière comme un étendard. J'ai dû bousiller le VU-mètre. Alors je tente de contenir ce qu'il reste à contenir, avec beaucoup de doute.
Cyclothymie chérie regarde moi piquer ma crise au beau milieu des rayons surgelés, sortir en criant putain fait chier, bordel de merde, sortir du saloon, du ring, de l'arène sans me soucier de ceux qui restent derrière. Eux pas comprendre. Regarde moi sourire, apaisée, les soirs de nuages grandioses, étalant leur boursoufflures argentés, comme une peinture pompier.
Moi pas toujours facile à suivre.
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23:23
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Libellés : Intérieur nuit
Moi j'dis...
Je suis morte de fatigue mais contente et un peu morveuse de me sentir si fatiguée avec si peu de contrariétés...
(je sais je sais, deux claques)
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23:14
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Libellés : Cour de récré
05 août 2011
Tel est le gramme
PS : Ne pas oublié. Bisou suspendu au vestiaire. Numéro 017, tu demanderas à la dame pipi qui est très polyvalente (la dame du vestiaire est en congés).
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17:01
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Libellés : Extérieur jour, Intérieur nuit
10 juillet 2011
Moi j'dis...
Ma famille est trop proche, mes amis sont trop loin. Je sais pas à qui parler.
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19:43
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04 juin 2011
Moi j'dis...
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17:49
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Libellés : Cour de récré, Extérieur jour
24 mai 2011
Tchin tchin
Douce soirée, toi qui me lit, moi qui dort encore. Bisou dans ton déca. Bonjour tout fatigué de sommeil à peine dégagé de mes yeux collés. A peine je bouge, à peine je parle et vite à moi se ramènent les bribes d'hier. Déjà se rappelle le jour, déjà se rondellent les mots, sur la tranche de pain tout juste pétri. Cases, croix, cases, croix. A faire et à défaire. De retour à demain j'ai le temps qui se prélasse au soleil flétrissant. Roses, mauves, légères éraflures dans la page soyeuse qui se tourne et où la lune se pose. Sur mon au revoir léger léger comme la brise qui se lève, je lève le verre. A ce matin !
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21:39
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Libellés : Extérieur jour
22 mai 2011
Moi j'dis...
c'est marrant ce message "je suis désolé mais seuls les peuvent laisser un message", les quoi, d'abord ? les cons ?
Tout ça pour dire que ça fait une heure que j'essaie de poster ici et que je tombe sur cet avertissement à la nœud.
Enfin là évidemment ça marche, sinon je pourrai pas me plaindre.
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14:32
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Libellés : Cour de récré
15 mai 2011
Douce soeur
J'ai les doigts dans la bouche, et les ongles au bout. De belles notes, des mots blitz aussi. De la tête à l'encre. De la mare à boue qui ficelle, du sel et des états d'âme, jolie dame. Jolie bouche, qui me laisse sans voix, étranges visions qui me laissent sans yeux. Les jeux acrobatiques de notre Amitié me manquent. J'ai copié ton A, je ne réponds pas sur le i, je te laisse à la douceur du jour. Il est l'heure de faire beau.
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Libellés : Extérieur jour
08 mai 2011
Déluge
1999, j'étais étudiante à Paris et il ne s'était pas passé grand chose, mais putain je me rappelle de la route quand on est rentrés chez nos parents, 300 bornes de preuves de la révolte de la veille ; sur le bord, des décapités à l'écorce fêlée, des racines nues délestées de leur corps tombé plus loin dans les jardins, et puis quelques maisons béantes. La nature laisse des traumatismes comme des réflexes dans les souvenirs et régulièrement d'autres stimuli reviennent bercés nos orages : surveiller les plafonds pour voir s'ils ne suintent pas, vérifier les sols pour voir s'ils ne débordent pas de pluie et puis surveiller les cascades qui jaillissent au milieu du salon.
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Libellés : Extérieur jour
Moi j'dis...
quand je ne reçois plus tes mails, je pense à une erreur diplomatique, un mot déposé mal taillé... ou bien alors un malheur arrivé, un truc terrible comme l'amputation de tes bras.
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Libellés : Cour de récré
03 mai 2011
Megateuf
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Libellés : Cour de récré
Moi j'dis...
utiliser nos derniers bouts de cervelle comme des cartouches pour sauver l'univers. Ce serait cool.
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Libellés : Cour de récré
02 mai 2011
Moi j'dis...
très concentrée sur l'encre qui se vide du stylo, réfléchissant au mécanisme de pesanteur, à l'inclinaison idéal du poignet, à la résistance de la page... C'est dur.
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Libellés : Extérieur jour
01 mai 2011
To be or not to be
Si je suis le fantôme sans rêve qui retourne à sa trêve, je fus aussi l'image d'un visage qui fut celui de mon ghost. Ma carapace réelle et mon exosquelette virtuel se répondant dans un miroir feedback.
Et un visage sans volume, est-ce un portrait quand même ou une extrapolation ? un pur délire sorti d'un chaos de pixels ? L'imagination comble le papier laissé blanc sous quelques mèches de cheveux.
Dans toute volonté de comprendre, il faut accepter un trou, une latence, un degré de hasard laissé aux autres, aux éléments, à la virgule qui suit ; se laisser happer par ce que l'instant changeant saisit ou pas. Mais je n'existe vraiment que quelques heures par mois ou bien est-ce quelques siècles.
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Libellés : Intérieur nuit
On connaît la chanson
Alors on se prend quoi dans la gueule... un nez de clown, une trottinette en ballade; on écrit quoi de bien, une chanson à poursuivre, des lettres à envoyer, des contes à dormir ?
Résiiiste !
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19:18
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Libellés : Extérieur jour
