14 juin 2016
09 avril 2016
JeruZalem
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Libellés : mes yeux et mes oreilles
01 février 2016
Il était une fois... melty
![]() |
| Photo prise par Théodore (3ans) |
Se casser la figure en France, c’est pas facile, c’est - peut-être - plus facile sûrement de créer une start-up... Alors pourquoi écris-je cela? Parce que la vision de l'entreprenariat d'Alexandre Malsch prend tout son sens. Pour cela je lui dis merci. Merci de rappeler que monter une boîte c'est d'abord de la passion. Puis du stress et du stress, des échecs à relever et encore de la passion. L’ego y est souvent malmené, les doutes… mais l'aventure melty prouve que l'on peut vaincre les monstres de fin de tableau !
Et moi, son témoignage me rebooste, Alexandre un bel exemple qui donne de très bonnes clés pour comprendre comment peut fonctionner une entreprise, et cela, quelque soit sa forme, sa taille. L'écriture de William Réjault est parfaite, nerveuse, dynamique et précise, elle est aussi empathique et sensible. Elle témoigne d'une belle rencontre entre deux univers qui a pour point commun le web. Et elle en a le style, tenu comme un blog avec ses articles formant chapitres, nommés suivant les rencontres avec les collaborateurs et associés d'Alexandre. Bravo.
la fiche sur Amazon
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Libellés : mes yeux et mes oreilles
06 janvier 2016
Moi j'dis...
Ne plus les mots s'étalent. Alors les avaler avec la journée dans son grand verre de jus d'orange.
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Libellés : Cour de récré
05 janvier 2016
Bon alors quoi, merde alors, Pierrot, mon ami, il pleut dehors, ouvre moi ta porte! Promis si tu ouvres, je laisse mes chaussures dans l'entrée.
Je me perds en conjectures : ton index a ripé sur mon profil? t'as viré tout le monde? j'ai perdu à ton jeu et bim bam boum dehors?
Alors quoi je ne suis qu'une greluche, toi le maitre de ces lieux, ne peux-tu pas en compter une de plus? Il faut de tout pour faire un monde, et puis quand même je suis une greluche première classe.
Alors quoi, j'ai mal répondu l'aut'jour? Tu veux que je m'allonge sur le canap' pour te raconter mes blocages. Je peux pas me voir en peinture, alors en photo... Je pars en vrille quand on me dis que je suis bandante, parce que tu vois je suis une femme voilée, là à l'intérieur. Un truc verrouillé depuis l'adolescence rapport à une féminité mal digérée sans doute. Pourtant je peux parler cul pendant des heures, pourtant je me noie dans des océans de plaisir... pourtant, oui je verrouille. Et ça ne m'aide pas à me sentir mieux, mais c'est la parade que j'ai trouvée. Et je sens bien que tous ces mots là étalés vont m'assécher à coup sûr.
D'ailleurs je n'ai rien à déclarer, rien de profondément universel à fixer dans le marbre, je ne sais parler que de moi et finalement assez superficiellement. Je manie mal la géopolitique, j'ai une culture pop très partielle. Quelques souvenirs d'histoire de l'art, la danse en fond sonore. Voilà pour me vendre. La fille sexy c'est pas moi, c'est l'autre. C'est pour cela que je soliloque ici sans doute. Je n'ai rien dis d'aussi personnel d'ailleurs depuis des lustres. Même si je ne suis pas complétement honnête. Derrière un écran comment l'être?
Et là tu vois en enfilant ces lettres au fur et à mesure, mon côté salope se réveille, mon capitalisme primaire enroulé dans mon cervelet embourgeoisé : je rentabilise. Si je ne dois plus rien écrire pour cause de vaginisme intellectuel, autant le recopier sur mon blog comme une ode à ma misère. Je marquerai ainsi pour toujours le jour où j'ai mendié.
C'était jeudi. Alors quoi, Pierrot, mon ami...
Alors quoi je pourrais te demander comment toi tu vas? C'est vrai ça comment tu vas? C'est con mais en fait c'est peut-être la seule chose que j'aurais dû t'écrire.
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23:26
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Libellés : Extérieur jour, Intérieur nuit
Janvier : an 1.
Mon baromètre me dit que mon monde s'est écroulé le 23 septembre 2014. Mais le vieux monde s'est écroulé en janvier 2015. 1 an, depuis les souvenirs se sont accrochés aux actes déroulant leurs puissances dramatiques. Méthodiquement et avec la télégénie du désenchantement.
Je m'étais dis qu'ils y été allés un peu fort chez Charlie Hebdo, quand même, pour parler de la liberté de la presse... inventer un attentat, c'était too much. Sauf que c'était pas pour rire.
Et puis plus rien n'était pour rire ensuite. Le monde bricolait ses histoires à rebondissements de violences tribales, de manipulations médiatiques. Je me souviens en septembre...
Une minuscule plume est tombée. Je l'ai rattrapée et là un léger rire
s'est élevé. J'ai crié au ciel que les anges faisaient mal leur boulot.
S'en est suivi un chuchotement, un bruissement, puis comme un grand
choc. J'ai tourné la tête en tout sens... ai-je rêvé?
Je suis triste mais préfère mille désillusions aux cauchemars très réels s'échouant à nos frontières proches.
Et puis en novembre Bibi chat est tombé malade.
Il s’est retrouvé aux urgences
pédiatriques jeudi 12 novembre, perfusé et avec
moult autres tentacules qui faisaient clignoter de jolis écrans à
l’autre bout. Sa deuxième nuit d’hôpital à inviter une drôle de sensation dans notre intimité. C’est la colocataire
de notre chambre, qui, distribuant des nouvelles de son propre fiston à
son téléphone, se fige, et se tourne vers moi et m’annonce : il y a des morts à Paris, plein de morts. Je me suis dit à son ton, que ce n’était sûrement pas normal. Encore une blague à la Charlie.
J’ai compris que des entités non terriennes nous étaient tombées
dessus. Les martiens avaient débarqué et dirigé leur faisceaux
déglingueurs pour nous prouver qu’ils n’étaient pas de notre monde et
loin de notre logique jouisseuse. Nous faisons des enfants, les
incubons, les accouchons, les allaitons pour qu’ils durent un peu. Les
options pour qu’ils vivent heureux sont de plus en plus minces, nous le
savions dès leur premier cri, certes, mais nous avons la mémoire du
monde courte et nous nous partageons une intelligence humaine bâtie sur
le plaisir rapide. Les aliens s’en foutent. Ils n’ont pas besoin
d’intelligence, ils n’ont pas besoin de bonheur, ils ont besoin
d’espace. Toujours un peu plus d’espace.
Depuis ? Depuis nous en sommes là à compter les jours qui nous séparent du bonheur d'être des humains.
Enfin pour ma part c'est un peu faux. J'ai un petit garçon qui va bientôt avoir trois ans. Et je l'aime.
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Libellés : Intérieur nuit
26 novembre 2015
Egrégore2
Animal transcendantal je suis.
Alors plus fort je bouffe du décibel, plus profond je baise, plus rempli je bois. Je me fonds dans mes égaux, et parce que j'ai la chance de vivre une ville enjolivée d'histoires anciennes, je me répands sur les terrasses proprettes, à rire et à chanter la vie pour l'oublier ou la refaire. Je me fonds dans mes congénères, choisis, recrutés selon affinité et les clique sur "Partager" pour oublier la vie ou la refaire. Et parce que j'ai la chance de pouvoir payer mon clic je peux me permettre de maudire cette vie qui nous offre ces clics, son toc et ces claques.
Cette vie qui nous attache aux autres transcendés et bourgeonnants, comme moi, d'excroissances extra-naturelles, a l'insolence d'exister aussi dans l'isolement des bois, dans le silence et la paix. Nous nous y abreuvons à l'occasion, voire nous nous y shootons, trouvons là encore une autre forme de transcendance.
Nous espérons parfois vouloir faire croître d'autres bourgeons débarrassés de néons, d'écrans et qui nous appellent parents de toutes leurs forces. Une spirale de vie, ou bien un moment qui passe? Nous y plongeons avec délice, humant leur crâne innocent, faisant briller nos larmes retenues dans leur miroir lisse. Cela ne dure qu'un instant car nous devons nous lever pour remplir nos frigos et continuer à cliquer, abandonnant l'illusion de l'éternité sereine et apprenons que les plaisirs simples ne sont pas des cadeaux mais des options à gagner.
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Libellés : Cour de récré, Intérieur nuit
10 octobre 2015
Egrégore1
Dessin de Fredo. http://byfredo.deviantart.com/
S’est-il perdu ? Sans doute comme nous tous. Comme tous les gens ultra sensibles et voyants.
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Libellés : Extérieur jour
29 septembre 2015
Bilan
Ça va mieux. Je crois que c'est fini. J'ai attendu un peu avant de l'écrire. Quelques mois.
Certains palais engloutissant mes larmes dorment désormais au fond de l'eau. Rien n'émerge à la surface. Calmes et miroitants, des ronds formant rêveries et éveils lucides troublent normalement, justement et simplement, comme le ferait une respiration régulière. Mon entreprise disparue, mon fils s'est révélé être un petit bonhomme solide. Je sais que je ne devrais pas dire cela, et j'ai tout fait pour le protéger de ma dépression, mais il m'a toutefois apporté quelques mouchoirs...
Je pense que j'ai joué le plus difficile des rôles et qu'il n'y avait peut-être que les chiottes dans lesquelles je m'enfermais qui connaissaient mon vrai visage alors. Quelques murs également ont entendu ma rage et quelques nuits m'ont laissée sur le rivage.
Enfin peut-être est-ce cela être adulte : cacher le pire aux gens qu'on aime, qu'on estime.
Ce qui va me rester : un sentiment de gâchis. De ce monstre qui me rongeait, je n'en ai rien tiré, rien de productif, pas une image, ni dessin, ni écriture, même pas un meurtre. Les mois se sont juste accumulés et puis le lac est de nouveau lisse, prêt peut-être à raconter une nouvelle histoire.
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16:21
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09 octobre 2014
Alors le 23 septembre 2014, j'ai perdu ma petite entreprise. C'est-à-dire, j'étais sur les Quinconces et je me suis retournée, elle n'était plus là. C'est vastes et venteux les Quinconces, tristes comme un dimanche. Bon elle m'a habillée pendant plus de 16 ans, j'imagine qu'il va falloir que je me désape de tout. A poil pour pouvoir avancer. A poil !
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24 mars 2013
Théodore alias Gengis de Landerneau dort au bout de mon sein.
Enfin sans doute rien n'est joué, je l'ai surpris hier à engueuler les animaux stickés sur le mur de sa chambre à coup de ahreu plein de reproches. C'est plein de vocalises trognonnes qu'il exerce, mais ce qu'il maitrise le mieux, ce sont les ahreu. Il maitrise grave, il est doué mon fils, il est fort, intelligent et pousse très bien, cela vient sans doute de l'excellent lait bio qu'il boit... en fait on en revient toujours à ça, au plaisir essentiel : le nichon. Dors mon chéri, dors.
D'ailleurs à la maison c'est open bar au Nibar Club, c'est bien simple c'est la foire aux tétons, ne venez pas sans prévenir SVP. J'ai bien conscience qu'avec le poitrail dénudé la moitié de la journée sous un tee-shirt très aéré, ça ne peut pas que me servir. Alors j'ai investi dans des tops de sexy mother sucker, parce qu'allaiter c'est bien mais commander des soutiens gorge en 90 C c'est presque comme investir dans un godemichet double pénétration, niveau phantasme. Un 90 C, non vraiment, tu vas oser Stéphanie ? oui tu peux, vas-y valide ton panier. Dors encore un peu chaton.
C'est fou comme on peut s'extasier sur tout ce qui sort de ce petit corps pas si fragile que ça (j'ai ouvert une porte avec sa tête une fois, ne le dîtes pas à son père). On l'encourage quand il pousse et on est pressé de voir le résultat. Dès fois cela se fait bien attendre et on partage le désarroi compréhensif de Théodore. Dès fois même on est là à surveiller, la couche déballée et on rit tous de concert quand le cadeau arrive enfin. Il est joyeux notre fils quand il fait caca ! C'est une belle journée où il est permis de grogner de plaisir la bouche pleine de lait. Parce que pour que ça sorte, il faut que ça rentre. Dodo dodo, tout doux bébé.
Une bonne journée est une journée qui se termine par un bain. On nous a dit que le bain détendait les nourrissons... pas pour Gengis de Landerneau, l'eau c'est son élément surtout quand elle déborde, elle tourbillonne, se soulève, écume et s'écrase sur le bord de la baignoire. Théodore brave les vagues et s'emploie secrètement à atteindre des rivages lointains, le tout en riant de tout son cœur et battant vigoureusement des jambes.
Je pense qu'assister à la scène de loin pourrait faire croire à une noyade. Or il s'agit plutôt d'une tempête joyeuse où l'on récupère un bébé propre mais surexcité. Souvent c'est là que je me retrouve avec un piranha accroché qui souvent s'énerve après une tétée trop lente et finit par prendre mon téton pour un chewing-gum.
Alors du calme mon poussin, du calme.
Et quand il pleure en ce réveillant croyant qu'il va très sûrement mourir de faim, je vous assure que la première lampée prise tombe en sonnant comme dans une citerne vide.
Alors oui mon ange, tu te réveilles, bonjour, c'est maman, je suis la voix qui te parle derrière ce sein.
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Libellés : Extérieur jour
23 décembre 2012
Un mois.
Je me rends compte...
Il y a quelques mois j'essayais de réunir tout de ma vie d'avant, de profiter de tout avant qu'elle ne change. Peur panique parfois, malgré le choix, assumé, réfléchi, voulu et enthousiaste, il y a eu quelques réveils en larme et promesse que S. devait tenir : nous serons trois, mais nous serons deux aussi, toutes les fois qu'il sera possible. Aujourd'hui je me surprends à être impatiente... presque. Et même si je pense de temps en temps qu'il s'agit d'un jeu dans lequel je tiens un rôle impensable, je trouve le costume de moins en moins large, je me sens crédible, et je crois que je pourrais même y apporter ma touche, j'imagine même qu'il n'y aura rien à sacrifier de ce que j'étais. Il aura mon lait, ma tendresse et mes levés nocturnes. Il aura ma vigilance, mes inquiétudes, ma patience et mon impatience. Il aura mon amour et mes pensées entières, dévorantes quand je le confierai à d'autres. Il aura bien sûr mes premières colères, fessées sans doute aussi et puis mes histoires d'escargot, mes jeux improbables et les dessins sur le sable. Il aura les recettes inventées, les départs précipités, les oublis de rendez-vous pénibles, les rattrapages et les plans sur la comètes. Il aura le monde à réinventer, les grottes à creuser pour nous y retrouver tous les trois, pour nous y forger tous les trois, pour nous y blottir contre le monde et quelques sorties au monde aussi. Il aura le monde à franchir, à découvrir au creux des paumes et des sourires, et je l'y aiderai.
Un mois encore. Enfin c'est lui qui décidera.
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Libellés : Extérieur jour
27 août 2012
Petit poisson
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17 septembre 2011
Premier pas
Chaque fois c'est pareil .
Allez c'est pas grave, viens.
Oui mais après, tu sais l'après ? La courbe, l'euphorie, on y croit, on est transporté, on existe plus fort et puis on redescend.
Et alors, on n'y est pas encore.
Non pourtant j'ai presque déjà envie de pleurer.
Mais on n'a pas fait deux mètres...
Et voilà, tu le dis, c'est déjà derrière.
... Pff tu gaches tout.
Alors je n'y vais pas.
T'es pénible.
T'as pas peur toi ?
Si mais je veux voir.
Moi aussi...
Alors viens on y va.
Qui c'est qui paie ?
C'est gratuit.
M'étonnerait, y a jamais rien de gratuit.
Je te l'ai déjà dit peut-être...
Quoi ?
Que t'étais pénible.
Oui mais tu comprends la vie est meilleure fantasmée plutôt que vécue non ?
Okay, la réalité est souvent chiante je te l'accorde, mais prendre tous ces trucs nouveaux dans la gueule - pour de vrai - c'est...
... la déception, le désespoir, la tristesse infinie, la mort...
C'est dingue ça, on y va à cette putain de fête foraine, oui ou merde ?!!
...
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05 septembre 2011
S.
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Libellés : Intérieur nuit
27 août 2011
God of War
Nous avons finalement peu d'occasion de nous en remettre au hasard. Nos vies sont justes faites pour les choix. Tout juste modelées pour nous donner l’occasion de nous servir de nos rouages, nos agendas, décortiquer les enjeux et les conséquences de nos coups de téléphone. Les issues sont rarement celles surlignées sur nos plans, alors nous nous battons pour qu'elles ressemblent vaguement à la ligne tirée. Nous passons notre temps à rajuster le trait et à tenter de devenir les vecteurs de nos envies sans en être les boss. Parce que faut pas déconner, on est pas si naïfs.
Un jour j'ai lancé les dés pour voir. Pour décompter. Pour me laisser rattraper... peut-être.
Je regardé mes désirs étalés comme des cartes, classés par code couleur et la toupie s'est mise à tourner. A 1, j'ai senti quelque chose doucement arriver, la force de l’inattendu et de l'inhabituel sûrement ; l'aventure au bout du goulot, éthyliquement étonnée, j'étais convaincue et décidée. M'accrocher à l'ivresse de la vitesse. La droite, les deux points A et B, y arriver le plus vite possible, le plus vite possible. Mon Gran Turismo à moi. A 2, vaguement étourdie par le manège enchanté, j'ai dû m'encourager pour rester sur le champ de bataille. Mais Chef, c'est là que j'ai commencé à paniquer, tu vois, enfin, j'ai chercher d'autres combattants pour soutenir la raison. J'ai rassemblé mes cartouches. Les rafales sous les paupières, les bombes dans l'estomac. A 3, la guerre s'était jouée sans moi, la toupie avait disparu sous le meuble télé. A 4, je n'ai pas très bien compris ce qu'on essayait de m'expliquer : qui avait gagné, qui avait perdu ?
La stratégie du désir m'a indéniablement blessée dans le dernier round, une fois les éclairs asséchés. Mais alors quoi Chef pourquoi cette guerre ?
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Libellés : Extérieur jour
23 août 2011
Bonheur
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Libellés : Extérieur jour
21 août 2011
touche pause
Les mots ont été prononcés, ils ont été incarnés et ils ont été couchés. Et là ils reposent comme une armure fragile, clignotants, tels un phare témoin, pour toujours circonscrits dans la plus reposante des tombes.
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Libellés : Extérieur jour
15 août 2011
Archéologie intime
Je dois trouver la méthodologie. A rendre avant mardi.
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Libellés : Intérieur nuit
14 août 2011
Il fut un temps où j'aurais voulu que l'on me braque comme une banque sans trésor mais sécurisée, j'aurais aimé que l'on m’enlève comme une princesse sans royaume mais avec une tour lointaine dans les nuages. C'était hier et aujourd'hui je remonte soigner mes fantasmes fanés avec quelques ersatz polis. Ce que je fus , ce que je fis, ce dont je rêvais roulent quelques mètres plus loin me forçant à allonger le pas et à serrer les points/poings. J'ai beaucoup aimé ces rêves mais je vais peut-être finalement les laisser rouler sans moi et leur trouver d'autres propriétaire. Je vais m'en fabriquer des moins rapides. Plus adaptés.
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Libellés : Intérieur nuit


