01 juin 2006

Monologue du vagien

Si je devais exhumer un billet ce serait celui-ci : beaucoup trop de dents.
C’est pas peu dire que j’ai dégusté hier, avant-hier et avant avant-hier, j’ai morflé, j’en ai bavé (en vrai j’ai bavé), j’ai presque pleuré, j’étais mal embouchée, fiévreuse et boursouflée, un croisement malheureux du genre humain que David Lynch n’aurait pas renié, la fille de Joseph Merrick (Elephant Man) et de la drôle de ballerine dans Eraserhead, celle aux gênes de hamster.
Saloperies de dents de sagesse, saloperie de bouche trop petite pour des saloperies de dents inutiles. Mon cycle dentaire s’est affolé, ce n’est pas une dent qui s’est prise d’envie de sortir de ses chairs, mais deux. Poussées anarchiques du côté gauche, haut et bas, une douleur calquée sur celle de mon utérus : crampes et le besoin d’envoyer tout chier. C’est donc bien lié. Y a-t-il un psy dans la salle ? La bouche expulse des injures, le vagin des douleurs mal contrôlées. Oui il y a beaucoup de plaisirs avalés aussi. Jouissances ou dégoûts par tous les bouts.

Mais quand même est-ce bien raisonnable ce mot « vagin » ? (et allez gling gling je tringle Google et je me ramasse 200 points de visiteurs frustrés – forcément ici, le cul – vlan 10 points - est métaphorique voire métaphysique). Avouez que c’est moche aussi moche que « vacherin » (bing 30 points de cuisiniers frustrés).
Je sais pas moi, mais remarquez que l’on parle sans complexe de l’adorable clitoris (gling gling gling gling) et qu’on passe directement à l’utérus qui sonne scientifiquement propre en passant sous silence ce trou, cette béance que dis-je ce gouffre ! Il y a bien des moyens détournés pour cibler la zone, on nous sert des moules et autres mollusques pour évoquer ses reliefs, et on effleure le pubis avec des affectueux surnoms de petits mammifères terrestres, seulement qui de l’hérisson ou du minou osera rentrer dans le sujet. Si je suis lourde c’est que le sujet est grave ! Personne n’en parle, on sent bien que ça gène, le vagin c’est trop laid, je propose « vagien » c’est tout aussi moche mais c’est plus marrant. Ou bien un « vaginou » qu'il y ait au moins un « i » bien planté (quoi donc, que dit le psy ?) !!!

Voilà, voilà, voilà c’est tout pour aujourd’hui. Et maintenant je compte les points. Je me demande combien a fait Cyrille ?
(j'avais prévu de ponctuer ce billet avec de petites images, mais Blogger ne veut pas, l'est sans doute saturé par toutes mes conneries.)

1 commentaire:

Tyrane a dit…

J'ai tapé "vagin" sur Google : tu arrives en 2ème position. Faudrait peut être que tu rajoutes 1 ou 2 couilles saupoudrée(s) de 2 ou 3 poils, et hop !... direct en pole position !

(Mais qu'est ce que je raconte, moua ? Au départ je voulais juste dire que l'association bouche/utérus/vagin m'interpelait quelque part... mais où ?)